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Hypersensibilité et sophrologie: Un certain calme au milieu des tempêtes

Ce matin, je pensais aux hypersensibles…

Les yeux fermés, centrée sur mon corps et mes sensations, je pensais une nouvelle fois aux hypersensibles…

Au retour de l’atelier de sophrologie de ce matin, superbement mené par Véronique, a eu lieu un moment hors du temps. Vous savez, l’un de ces moments précieux où le temps s’arrête…

Ma fille de 14 ans me demande: “c’était bien?”

Oui, c’était bien. Bien sûr que c’était bien, c’était plus que bien. C’était un moment pour moi, un moment où je ne pensais à rien d’autre que d’être là, un moment où mes pensées se sont arrêtées, un moment où tout s’est calmé…

Tout s’est calmé.

Oui, le monde des hypersensibles – dont je fais partie, vous l’avez compris – est un monde où rien n’est calme, tout est aspérités, montagnes, falaises, précipices, tourbillons, rafales, bourrasques, chutes vertigineuses, essorages dans la machine à laver, etc.

L’image que je préfère ? Celle de l’océan. Le monde d’un hypersensible c’est comme un océan les jours de tempêtes. Parfois les vagues sont un peu moins hautes, la houle se calme, mais cela ne dure jamais longtemps. A peine le temps de s’apercevoir de l’éclaircie, et c’est déjà reparti.

Tout y est intense, les relations, les émotions, les sensations… et la fatigue. Une espèce de fatigue chronique pour certains, une sensibilité à fleur de peau pour d’autres. Ou les deux à la fois.

Dans cet univers intense, dur et rocailleux du Pays Basque, pays des tempêtes et de la houle, c’est là que j’ai trouvé la quiétude. Comment ? En revenant à mon corps. L’essentiel. A ma respiration, à mon souffle, à la vie en moi. Prendre conscience que je suis en vie, ici et maintenant, entre la Terre et le Ciel.

Des techniques comme la sophrologie et la méditation (et bien d’autres techniques psychocorporelles encore) sont des cadeaux sur nos chemins de vie. Pour ma part, elles m’ont permis de calmer les tempêtes, de faire que petit à petit mon océan intérieur revienne au calme, pas un calme lisse et froid, mais un calme tendre et intense.

C’est ce que j’ai répondu à ma fille, qui elle aussi traverse régulièrement des tempêtes.

Alors, pour finir, je vous partagerai cette méditation: “Lorsque la vague sait qu’elle est le lac, elle est tranquille et joyeuse, et même ce qui la brise et la défait ne peut la déranger”.

Marion, Hypersensible assumée.

 

Comments(3)

  1. Reply
    veronique says

    Trés belle sophro description, c’est de ça dont il s’agit exactement, pouvoir laisser sa main pour faire glisser des mots , du ressenti ,lâcher le faire et juste être en observateur du phénomène et voir ce qui émerge! En toute simplicité.

  2. Reply
    Philippe says

    C’est grave si on pleure en regardant la petite maison dans la prairie passé la quarantaine?

  3. Reply
    Mll says

    Je vois, j’entends, je ressens, je percois leurs ressentis, leurs emotions, leurs fragilites et leurs forces. Ce sont les autres, ceux qui ne sentent pas, ceux qui detournent la tete, ceux qui sont impermeables. Ceux qui pensent que je pense trop vite. Je vois dans leurs regards et leurs attitudes qu’ils se mefient de moi. Je les pensais mediocres, je me trompais. Nous n’evoluons pas dans le meme monde. Depuis que je l’ai compris, je vais beaucoup mieux. Mon ocean, c’est la falaise pour acceder au sommet. Les vagues, les seracs et les crevasses. Un paysage hostile qui vu d’en haut n’est pas si terrible.

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